Je suis née le 8 Juillet 1975 à Senlis dans l’Oise, d’un père architecte et d’une mère dentiste. J’ai passé une enfance calme à la campagne, entourée d’abeilles et de musique. J’ai commencé le piano et le solfège, tout comme mon grand frère Frédéric avant moi. A l’école, j’ai vite rejoint la chorale de Mr Humbert, professeur de musique et le club théâtre de Mademoiselle Guinjard, professeur de français latin, grâce à eux et aux spectacles de fin d’année, j’ai vite su que je n’envisagerais pas ma vie sans la scène, le jeu, le chant, la création.

 
Vers 14 ans, après m’être fait quelques sous en posant dans des magazines pour ados, je me suis offert mon premier stage chez Florent, qui m’a fait découvrir des auteurs, un univers insoupçonné…Parallèlement à ça j’ai accompagné régulièrement un ami guitariste, Guillaume, au cabaret « La Belle Epoque » à Senlis, nous avons écumé un répertoire allant de Cabrel à Led Zeppelin en passant par Beau Dommage et Bowie. En 91 je fais un deuxième stage chez Florent, je croise Francis Huster pour la première fois .

 
Quelques mois plus tard, je rencontre l’assistant de Jean-Jacques Debout, qui cherche quelqu’un pour le rôle de Virginie dans la comédie musicale « Paul et Virginie » dont il vient d’achever l’écriture avec Roger Dumas. Je passe les auditions au culot sur une chanson de Cabrel, « l’encre de tes yeux », c’est le bon jour pour moi, je suis engagée.
Je rentre chez moi surexcitée et annonce la grande nouvelle à ma famille, qui accepte héroïquement que je quitte l’école et qui me laisse m’envoler vers Paris.

 
Les premiers mois sont intenses, les répétitions sont rythmées entre autres par Arthur Plaaeschert, maître de ballet qui essaie de m’inculquer quelques bases de danse indispensables, nous jouons quelques mois, je suis aux anges c’est le début de l’aventure..
Un matin par hasard, ma mère entend une annonce pour un casting à la radio, on recherche des jeunes pour un film pour ARTE, ça a l’air sérieux, il faut se présenter Boulevard Rochechouart.. Je m’y rends avec une bande de copains, on arrive, on improvise, on rit on ne se rend pas compte de l’enjeu, on échange nos téléphones fixes et on se dit au revoir..Quelques jours plus tard, on m’appelle, c’est oui, je vais être Ariane, dans le film d’Emilie Deleuze dans « l’Incruste », mon premier film.

 
Le temps passe, j’ai un agent maintenant, je commence les castings, je suis engagée dans « Au petit Marguery « (grâce au désistement d’une actrice!), puis dans « Les coeurs brûlés », dont je chante le générique… Les choses se mettent en place peu à peu, je continue toujours à chanter avec mes amis au sein d’une formation électro, je fais du théâtre avec Giraudeau, Savary, je joue dans des grosses comédies ou des films indépendants, je suis libre, pas encore identifiée, je vais ou mon coeur me porte. Je fais des erreurs (je refuse des films que je n’aurais peut être pas dû refuser), d’autres erreurs (j’accepte des films que je n’aurais peut être…), enfin bref, j’essaie de construire un petit chemin. Deux choses importantes vont un peu chambouler ce parcours au début des années 2000, tout d’abord la série « Zodiaque », aux côtés de Francis Huster (que je retrouve après 10 ans ! ) et ensuite le duo que m’offre Marc Lavoine « Je ne veux qu’elle ». On me connaît mieux, je fais de jolis téléfilms, de belles pièces, des doublages, d’autres duos.. le cinéma s’éloigne un peu.. La musique est toujours là , elle, et même si je mets un temps fou, je finis par sortir mon premier album « Ou il pleuvra » en 2011, une mini tournée s’ensuit entourée de mes amis musiciens. Depuis peu le cinéma est revenu, avec des réalisatrices, Mélanie Laurent, Diane Kurys, je travaille mon deuxième album, je suis heureuse, et j’espère pouvoir continuer à vous proposer de beaux films, de belles pièces, de belles chansons .

 

 
Ou… Si vous préférez :

 

 

Claire Keim, de son vrai nom Valérie Truchot , est une actrice, chanteuse , danseuse et ostéopathe française née le 8 juillet 1975 à Senlis, dans l’Oise.(60)

 
Dés son plus jeune âge, la jeune Valérie sent qu’elle est différente.  A 9 ans, elle mesure déjà plus d’1 mètre et ses yeux bleu  cobalt, sa chevelure auburn et ses grands pieds la propulsent première dauphine au concours mini miss Picardie 1984. Ses parents, Jean Paul et Micheline tiennent le pressing gay  friendly «  A toute vapeur » de la rue de la République de Senlis, et c’est là,  au milieu des vêtements, que la jeune fille découvre son amour pour la comédie et le travestissement.

 
Après une scolarité déplorable, la jeune Valérie, qui se fait désormais appeler Claire Keim, en hommage à la célébre patineuse artistique soviétique Clara Keimiskoff, la jeune Claire, donc, décide de tenter sa chance à la capitale. Elle « monte «  sur Paris », les yeux pleins de rêves et le cœur  léger. Hélas,  ses espoirs se brisent sur l’âpreté de la vie d’Artiste. Pour subvenir à ses besoins, la jeune femme enchaine les petits boulots. Elle travaille successivement au rayon  poissonnerie du Leclerc d’Aubervilliers, dans une usine d ‘embouteillage d’eau minérale, elle vent des portes fenêtres à la sauvette, elle fait la plonge au Crazy Horse.

 
C’est là , dans les coulisses, qu’elle est repérée par le célébre impresario Mario Giovanninetti, qui deviendra son premier mentor , son premier pygmalion, son premier amour, en dépit de leur légère différence d’âge. (Au moment de leur rencontre, Claire à 17 ans et Mario 67)
Claire, sur les conseils de celui qui partage désormais sa vie, décide alors de se concentrer uniquement sur son Art. Elle travaille d’arrache pied, prend des leçons de danse, de maintien, de comédie, de jonglage, de pâtisserie, de krav maga et de poterie. Malheureusement, une pirouette mal assurée, un entrechat mal maitrisé, un pas de bourrée mal exécuté, et Claire se rompt les ligaments intérieurs croisés du genoux gauche. A regret, elle abandonne son rêve de devenir danseuse de cabaret. La vie de bohême, dans sa soupente mal isolée, avec WC sur le palier, vasistas ébréché et bolino tiède,  forge le caractère de combattante de Claire et, c’est en se rendant à un casting avec une amie qu’elle est engagée comme lanceuse de poignards sur un paquebot américain qui croise dans les eaux turquoises de la mer des Sargasses.

 
Là, durant de longues semaines, luttant contre le mal de mer, Claire parfait son art et acquiert une formidable expérience. Malheureusement, une vague impromptue lui fait manquer un lancer et c’est l’accident bête, le partenaire de Claire, l’argentin Ramon Pampoun prend le poignard en pleine figure et décéde dans d’atroces souffrances au milieu de l’océan déchaîné. Mais Claire ne se laisse pas abattre et  de retour en Europe, elle est engagée dans la comédie musicale «  Gi Gi l’amorosso » dans laquelle elle interprète le rôle du  jeune frère de Dalida, Dalido. Son interprétation est remarquée par la presse, elle fait la couverture du Chasseur français et devient l’égérie d’une grande marque de croquettes pour petits chiens. Le cinéma ne tarde pas à l’appeler et Claire enchaîne les rôles dans diverses productions. On peut notamment la voir au cotés de Bernard Mabille, dans «  la clef est sur la porte » elle donne la réplique à Patrick Bosso dans « Paris, Paris, on t’… » De Michel Deville ainsi que dans la trilogie aquatique de Bernard Duchemin «  Vie et mort du poulpe ». Tout semble lui sourire, elle intègre la troupe des Enfoirés, baptise un porte hélicoptère de la marine nationale, a sa statue de cire au Musée Grévin, mais sous l’artiste qui réussit tout, la femme souffre. Oui, Claire Keim souffre. Bien sur elle enchaîne les succès, mais sa vie personnelle est un drame. Ses parents divorcent après 58 ans de mariage lorsque que le père de Claire, Jean Paul, annonce à sa femme son intention de changer de sexe pour faire comme Bruce Jenner. Mario Giovanninetti finit par quitter Claire pour une femme plus jeune, sa chaudière tombe en panne, ses pieds gonflent le soir, et parfois, elle a mal à la tête, bref, sa vie ne tourne pas rond.

 
Après avoir tenté un come back dans le monde de la marionnette puis dans le cirque à l’ancienne, Claire est rattrapée par la télévision, ou elle enchaîne les sagas de l’été. Citons « Les yeux dans le cœur », « La disparue de la lande »,  « Bon baisers de Chamonix » et bien sûr, le très célébre « La famille de richerbourg, vengeance et trahison. »

 
Sur le plan sentimental, Claire tombe successivement amoureuse d’un joueur de Tuba de jazz, d’un spéléologue albanais albinos, d’un garçon de café ambidextre, d’un pompier pyromane ainsi que d’un menuisier malhabile. Mais, étourdie par toutes ses conquêtes, Claire laisse passer l’amour. Amour qu’elle finira par trouver auprès d’un champion du monde de lutte mexicaine,  le très célébre Vixanxtch Machoupichou, dit Bibiche, pasque c’est plus simple.

 
Claire Keim, à l’apogée de sa gloire, décide de prendre du recul et se retire telle Garbo, dans la vaste hacienda de bibiche ou elle donne naissance a une petite fille, Talulllabethasha, (Séisme sous marin en aztèque).

 
Claire est aussi chanteuse et elle enregistre plusieurs albums de jazz et de zouc,  part en tournée et se produit sur toutes les scènes de France et du Monde.

 
Claire, c’est aussi un cœur qui consacre désormais une partie de son temps à s’occuper des autres au travers de plusieurs associations caritatives.
Elle est la marraine d’  « un bonnet pour tous » qui procure des bonnets tricotés mains aux enfants défavorisés de basse Normandie, elle s’investit également dans la défense de l’environnement, avec l’opération stop shampoo, ou pendant 6 mois et 2  jours, elle ne se lave pas les cheveux afin de protester contre la déforestation sauvage de la forêt de Rambouillet.

 
Claire est une femme de son temps, impliquée et courageuse, sensible et déterminée qui a surmonté toutes les difficultés de sa vie de femme et d’artiste.

 

 
Et pourquoi pas d’abord ?

 

Un grand merci à Chris Deslandes pour cette bio imaginaire.
 

Merci à Fanny Garrigue d’être une source d’inspiration permanente
> www.fannygarrigue.blogspot.com.
 

Merci Christophe Lartige pour ses clichés > www.cl2p.fr.



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